Un livre bleu pétant, une couverture colorée et estivale, un titre qui évoque le bonheur… Méfiez-vous cependant des apparences, car cet ouvrage est loin d’appartenir à la mouvance des feel good romans. L’histoire qu’il renferme est bien plus complexe et profonde qu’il n’y paraît. Pour son troisième ouvrage, Virginie Grimaldi se livre à nous pour notre plus grand plaisir !

Un véritable page-turner

De quoi ça parle ? « Je ne t’aime plus. » Il aura suffi de cinq mots pour que l’univers de Pauline bascule. Installée avec son fils de quatre ans chez ses parents, elle laisse les jours s’écouler en attendant que la douleur s’estompe. Jusqu’au moment où elle décide de reprendre sa vie en main. Si les sentiments de Ben se sont évanouis, il suffit de les ranimer. Chaque jour, elle va donc lui écrire un souvenir de leur histoire. Mais cette plongée dans le passé peut faire resurgir les secrets les plus enfouis.

Pourquoi on adore ? Dès les premières pages, Virginie Grimaldi s’illustre avec un prologue aussi déchirant qu’inattendu. Le ton est donné ! Même si son histoire s’avère parfois dramatique, son écriture est telle que l’on ne tombe jamais dans le pathos. La narration est rythmée par des chapitres courts, si bien que l’on passe rapidement du rire aux larmes. Des vacances en famille viendront amener un peu de légèreté dans cette histoire qui l’est moins… mais des turbulences amoureuses aux histoires de famille, il n’y a malheureusement qu’un pas. Ce roman est finalement l’histoire de personnages brisés par trop de non-dits. On découvre peu à peu ces secrets, si bien qu’il est difficile de s’arrêter de lire : un véritable page-turner !

Virginie Grimaldi se met à nu

Comme beaucoup d’auteurs, Virginie Grimaldi finit son roman par quelques pages de remerciements. Alors que nous sommes encore émus par son histoire, elle décide alors de nous livrer cette confidence : « De mes trois romans, celui que vous venez de lire est sans doute le plus personnel. L’écrire fut aussi douloureux qu’apaisant, vous le livrer est aussi angoissant qu’émouvant. Mais je n’ai eu aucun doute : c’est cette histoire-là que je devais vous raconter ». Ce récit n’est donc pas que pure fiction et c’est sans doute ce qui fait toute sa beauté.

⇒ Virginie Grimaldi, Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie, Fayard, mai 2017

Tous les mardis et vendredis, nos rédactrices de la rubrique littérature vous parlent d’un livre qu’elles ont aimé. Ne tardez plus, allez découvrir nos autres chroniques !

Le parfum du bonheur… : le roman magistral de Virginie Grim…

par Aude Norguin Temps de lecture : 2 min
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