L’action de la psychanalyse se fonde sur la puissance de la parole qui peut être mise au service du bien être et d’une guérison. Le travail analytique vise à donner voix à une parole singulière capable de libérer en nous des souvenirs oubliés qui, prisonniers dans leur cachette, alimentent notre souffrance.

 

C’est la rencontre avec notre singularité qui nous permet d’accéder à l’autonomie. La mise en acte de notre parole a le pouvoir de nous aider à trouver notre chemin et de nous encourager à le poursuivre.

 

 

L’autonomie est la capacité d’agir en s’autorisant de soi-même, tout en respectant les lois de la cité. Un sujet autonome refuse de se soumettre à un maître (de se sous-maître) ou de devenir dépendant des drogues. Il ne dépend que de ce« soi-même » qui est, au même temps, singularité et universel,responsabilité et éthique.

La parole d’un sujet souffrant est souvent bâillonnée. Néanmoins, elle exprime des transgressions (lapsus) à la recherche de nouveaux sens pour trouver de nouveaux chemins. Faute de réaliser l’ordre du symbole d’une façon vivante, le sujet produit des images désordonnées qui en sont le substitut.

 

Dans une psychanalyse, il s’agit de désactiver un certain nombre de défenses pour faire surgir la partie créative de nous-mêmes, pour innover et ouvrir à quelque chose d’inconnu.

   

Paolo Lollo

www.psycure.com

Psychanalyse et autonomie

par contributeurs Temps de lecture : 1 min
0