Mercredi 6 mai, François Hollande a annoncé que prendre une année de césure ne constituera plus un arrêt des études mais une pause. Dès la rentrée 2015, ce système pourra être mis en place. De quoi séduire les jeunes…

Arrivée des Etats-Unis, l’année de césure s’est longtemps fait désirer en France. Cette tendance de l’année sabbatique, ou « gap year », a déjà séduit de nombreux pays européens, comme l’Angleterre, où cette pratique est très répandue, ou bien encore l’Allemagne, où de nombreux sites allemands aident les étudiants à préparer leur « Lücken-jahr ». Celle-ci a souvent lieu juste avant l’entrée en master, afin que les étudiants quittent leur scolarité avec un projet bien préparé. Mais cette pratique a aussi conquis d’autres pays comme la Corée du Sud où les étudiants prennent parfois l’année entière pour travailler en entreprise avant de reprendre leurs études. Mais au pays du proverbe « les voyages forment la jeunesse », l’année de césure a longtemps été mal vue.

Dès la rentrée 2015, les étudiants pourront effectuer une année de césure sans inquiétude pour la reprise de leurs études. C’est en tout cas la promesse faite par François Hollande, mercredi 6 mai, lors d’une rencontre avec des jeunes Conseil économique, social et environnemental à loccasion de la troisième année d’élection. Désormais, l’année « sabbatique », selon les mots du Président, ne constituera plus une rupture dans les études universitaires mais une « suspension » temporaire.

Une mise en place de l'année de césure ?

Cette mesure est très importante, car selon l’étude réalisée par Animafac en avril 2015, près de 52% des étudiants n’osent pas faire d’année de césure en raison de la crainte de perdre le fil de leurs études. Actuellement, seulement 15% des 18-24 ans en ont déjà fait une. Mais avec cette nouvelle mesure, leur nombre devrait augmenter fortement. L’annonce faite par le Président permet également une reconsidération de l’année sabbatique. Trop souvent assimilée à un temps d’oisiveté, cette année de césure est davantage l’occasion pour les jeunes de voyager, pour découvrir de nouveaux pays, mais également d’améliorer leur niveau de langue. D’ailleurs, 59% des jeunes qui auraient souhaité faire une année de césure seraient partis à l’étranger. Par ailleurs, cette année est également l’opportunité d’acquérir de nouvelles expériences professionnelles et de se poser les bonnes questions sur la suite de ses études et également sur son avenir.

La reconnaissance de l’année de césure est une grande avancée pour les jeunes, qui désormais ne seront plus autant contraints de finir au plus vite leurs études. Dès la rentrée, tout jeune sera libre de parcourir le monde pendant une année entière sans devoir rendre des comptes par la suite lors de futurs entretiens d’embauche…

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Année de césure : la tendance qui va décoller

par Julie Biet Temps de lecture : 2 min
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